La faim chronique est un problème trop lourd pour qu’on ferme les yeux sur elle. Elle peut miner les investissements consentis au développement et compromettre la stabilité politique et sociale d’un pays, qu’il soit riche ou pauvre. La crise du prix des aliments, qui a atteint un sommet en 2008, a rappelé l’importance de la sécurité alimentaire de même que la nécessité de soutenir l’agriculture de façon constante, ce qu’on avait négligé de faire depuis des décennies.
À l’occasion d’une conférence publique livré au CRDI le 3 février 2010, l’agronome américain d’origine éthiopienne Gebisa Ejeta a fait un plaidoyer passionné en faveur de la relance de la recherche en agriculture dans le but d’améliorer les conditions de vie du milliard d’êtres humains qui souffrent de la faim de manière chronique. Il a sollicité un engagement renouvelé à l’égard d’une aide au développement axée sur le soutien aux chercheurs locaux qui, sur le terrain, s’emploient à résoudre des problèmes locaux. Le monde doit relever des défis de plus en plus complexes, notamment en ce qui concerne les changements climatiques et la rareté de l’eau. Pour que l’agriculture fasse partie des solutions à apporter, il est essentiel que les agriculteurs des pays en développement aient accès à de nouvelles connaissances et à de nouvelles méthodes.
Les opinions exprimées sont celles du conférencier et ne sont pas nécessairement celles du Centre de recherches pour le développement international.
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